La grande mode de l’Ashwagandha
- jeewallet
- 16 janv.
- 2 min de lecture

On en parle partout. Stress, fatigue, sommeil… l’Ashwagandha serait devenue LA plante miracle.
Mais en Ayurvéda, les choses sont un peu plus nuancées
Déjà, de quoi parle-t-on vraiment ?
Dans la pratique ayurvédique classique, la partie utilisée traditionnellement et reconnue dans les grandes pharmacopées est la racine séchée (Radix Withaniae somniferae). C’est cette partie qui est prescrite dans les textes ayurvédiques traditionnels et dans la Pharmacopée Ayurvédique de l’Inde
Pas les feuilles. Pas les tiges. Or aujourd’hui, beaucoup de produits n’utilisent pas la partie traditionnelle.
Dans les textes ayurvédiques
L’Ashwagandha est une plante nourrissante, fortifiante et régénérante, surtout utilisée pour apaiser Vata, soutenir le système nerveux et la vitalité.
Mais elle n’est jamais donnée à tout le monde, tout le temps.
En Ayurvéda, on tient compte :
de la digestion (Agni),
de la présence ou non d’Ama (résidus digestifs),
du terrain de la personne (Vata, Pitta, Kapha),
de la dose et de la forme.
Une plante “reconstructrice” peut devenir lourde
Si la digestion est faible ou si Kapha est déjà élevé, l’Ashwagandha peut provoquer lourdeurs, inconfort digestif, voire malaise.
Le problème aujourd’hui
C’est son usage qui est standardisé, industrialisé, vendu comme solution universelle.
Oui, il existe des études modernes occidentales, montrant des effets intéressants sur le stress, le sommeil ou la fatigue. Mais comme part hasard, ils sont variables (oui tout dépend de la partie de la plante utilisée et le profil de la personne !!)
À retenir s'il vous plait!
L’Ashwagandha n’est pas une plante “bien-être pour tous”.
Sa qualité dépend énormément de la partie utilisée, de son mode de culture, récolte, stockage... et de sa préparation.
En Ayurvéda, elle doit être personnalisée et contextualisée.
Comme toujours en Ayurvéda :
ce n’est pas la plante qui soigne… mais la justesse de son usage.


%20(4).png)

Commentaires