top of page

COMMENT CUIRE LE RIZ? ET QUEL RIZ?



ET SI LE PROBLÈME N’ÉTAIT PAS LE RIZ… MAIS LA FAÇON DE LE CUIRE ? 

Un article scientifique ayurvédique (revue International Ayurvedic Medical Journal, 2021 article de Ketaki Hemant Patil, Vidya Wasnik, Sumeeta S. Jain) remet en question une idée très répandue :

le riz ne serait pas intrinsèquement « mauvais », hyperglycémiant ou responsable de l’obésité et du diabète de type2 chez certains patients.

Selon les auteurs, le véritable facteur clé est la méthode de cuisson, largement décrite dans les textes classiques de l’Ayurvéda… et aujourd’hui presque oubliée.


Ce que disent les textes ayurvédiques

  • le riz nouveau (Navanna) augmente Kapha

  • il est Abhishyandi → il favorise l’humidité, la stagnation et la production de Kleda (excès de liquides pathologiques)

  • il est impliqué dans Prameha (ensemble de troubles métaboliques incluant le diabète)

À l’inverse, le riz ancien (Purāṇa Śāli), stocké au moins un an, devient plus sec, plus léger et plus facile à digérer.


La méthode classique de cuisson du riz

Les textes décrivent une méthode très précise :

Riz non poli (riz complet), idéalement local et ancien (au moins 1 an) Lavage soigneux (au moins 3 fois) Cuisson dans beaucoup d’eau bouillante (≈ 10 volumes d’eau pour 1 volume de riz) À cuisson presque complète (~90 %), on retire l’eau de cuisson

Cette eau s’appelle Pej (gruau riche en amidon soluble). Le riz égoutté s’appelle Odana.

Résultat selon l’Ayurvéda : riz Laghu (léger) réduction de Kapha meilleure digestion moins de formation d’Ama


 Ce que confirme la recherche moderne

L’article s’appuie aussi sur des données scientifiques actuelles :

  • la cuisson prolongée sans égouttage augmente la gélatinisation de l’amidon

  • plus la gélatinisation est élevée, plus L'index glycemique augmente

  • le riz cuit à l’autocuiseur, sans séparation du Pej, entraîne : une réponse glycémique plus élevée et une charge calorique plus importante (≈ +30 kcal pour 200 ml)

Une méta-analyse citée montre qu’en Asie, chaque portion quotidienne supplémentaire de riz blanc augmente le risque de diabète de type 2 d’environ 11 %.


Le vrai problème aujourd’hui

La généralisation de l’autocuiseur La disparition de l’égouttage L’utilisation quasi exclusive de riz poli et récent

Ce type de riz est décrit comme Aprasruta Odana :lourd, augmentant Kapha, favorisant Ama et les troubles métaboliques.

Comme souvent en Ayurvéda, la sagesse ne réside pas dans l’exclusion… mais dans le geste juste.


Commentaires


L'OMS reconnaît l'ayurvéda comme étant un système complet de médecine traditionnelle.

"La médecine-ayurvédique de l'Inde" ne s'apparente en aucun cas au système médical français.

Elle ne peut donc en aucun cas remplacer l'avis d'un médecin ou d'un praticien de santé dûment qualifié

bottom of page