LE FER
- jeewallet
- 15 janv.
- 3 min de lecture

Une vision de la problématique du manque de fer aujourd'hui. Tout d'abord la vision large de la médecine moderne (allopathique), puis une vision ayurvédique de chaque déséquilibre.
Le fer n’est pas un simple indice à faire remonter dans notre analyse de sang mais un marqueur systémique.
Une ferritine basse, instable ou paradoxale reflète presque toujours un déséquilibre physiologique global : inflammation, dysfonction digestive, hépatique, endocrinienne, infectieuse ou liée au stress.
Le problème n’est pas l’apport, mais :
l’absorption,
le transport,
la régulation,
l’utilisation cellulaire du fer.
Points clés
Intestin & inflammation
L’absorption du fer dépend de l’intégrité de la muqueuse intestinale.
L’inflammation chronique (notamment liée au gluten chez certaines personnes non cœliaques) augmente l'hepcidine → et diminue l'absorption.
Corriger l’inflammation restaure l’absorption.
Parasites et H. pylori
Certains micro-organismes captent activement le fer.
H. pylori ↓ acidité gastrique + entretient l’inflammation → fer indisponible.
L’éradication améliore les paramètres du fer sans supplémentation massive.
Transit & stase
La constipation chronique reflète une hypomotilité intestinale et biliaire.
La stase entretient l’inflammation et perturbe le recyclage du fer.
Foie & bile
Le foie régule le fer (hepcidine, ferritine, transferrine).
Une congestion hépatobiliaire fonctionnelle bloque la distribution du fer.
Thyroïde & mitochondries
Le fer est un cofacteur clé de la thyroïde et de la respiration mitochondriale.
En hypothyroïdie fonctionnelle, le fer peut être présent mais inutilisable.
Infections chroniques
L’augmentation d’hepcidine est un mécanisme adaptatif de défense.
L’anémie inflammatoire n’est pas une carence martiale.
Cofacteurs nutritionnels
Le fer dépend des protéines, du cuivre, des vitamines A, B6, B9, B12.
Une supplémentation isolée est biologiquement inefficace.
Stress chronique
Le cortisol augmente l'inflammation, perturbe l’immunité et bloque l’utilisation du fer.
La gestion du stress est une intervention thérapeutique réelle.
Conclusion médicale
Le fer se normalise quand la physiologie est respectée.
Le supplément n’est qu’un outil secondaire, jamais le point de départ.
Parallèles avec la vision ayurvédique
Point important
L’Ayurvéda ne décrit pas le fer comme un micronutriment isolé.
Il est toujours intégré dans une lecture de terrain global.
1. Absorption intestinale Agni & Grahani
En Ayurvéda, l’absorption dépend de Jatharagni (le feu digestif principal) et de l’intégrité de Grahani (Grahani est le principe fonctionnel qui régule ce qui se passe dans le sytème digestif, en gros, c’est la fonction de rétention–transformation-discrimination-transmission correct, dépendante d’Agni)
Une muqueuse inflammée correspond à :
Mandāgni / Vishamāgni (feu digestif faible ou irrégulier)
présence d’Āma (de toxines)
Exact parallèle avec la notion moderne d’inflammation intestinale bloquant le fer.
2. Parasites & captation du fer Krimi & Āma
Les Krimi (parasites) sont décrits comme consommateurs de Rasa et Rakta ( plasma et sang)
Ils prolifèrent sur un terrain :
humide,
stagnant,
riche en Āma.
L’idée de « confiscation du fer » est parfaitement cohérente avec Rakta-kshaya par Krimi.
3. Transit lent Srotorodha (obstruction des canaux)
La constipation chronique est un signe classique de :
obstruction des Srotas,
perturbation de Apāna Vāta (explusion vers le bas)
Le fer bloqué = fer piégé dans des circuits non fonctionnels.
Parallèle exact avec la notion moderne de stase et de mauvais recyclage.
4. Foie, bile & fer le foie, Pitta & Rakta
Le foie (Yakrit) est le siège de :
Ranjaka Pitta (couleur et transformation du du sang),
métabolisme de Rakta.
Une congestion hépatique = Pitta dysfonctionnel, Rakta mal distribué.
L’homéostasie du fer moderne correspond à la qualité de Ranjaka Pitta.
5. Thyroïde & énergie Agni systémique
L’Ayurvéda ne décrit pas la thyroïde anatomiquement,mais décrit très précisément les états hypo- et hyper-métaboliques.
Le fer « présent mais inefficace » correspond à :
Agni affaibli,
mauvaise transformation tissulaire (Dhatu-agni mandya).
Exact parallèle fonctionnel, même si le vocabulaire diffère.
6. Inflammation & hepcidine Rakta Dushti (altération du tissu sanguin)
L’anémie inflammatoire correspond à un Rakta altéré, non nourri correctement.
L’Ayurvéda insiste :
on ne nourrit jamais Rakta tant que Āma et inflammation persistent.
7. Cofacteurs nutritionnels Dhatu Poshana (soutenir les tissus)
Aucun Dhatu ne se nourrit seul.
Rakta naît de Rasa, transformé par Rañjaka Pitta, soutenu par Agni et la libre circulation des Srotas.
La vision moderne rejoint exactement la théorie des Dhatu successifs.
8. Stress chronique Vāta aggravé
Le stress chronique est un facteur majeur de :
Vāta vriddhi (augmentation de Vata),
perturbation d’Agni,
mauvaise assimilation.
L’Ayurvéda décrit depuis des siècles l’effet du stress sur la nutrition tissulaire.
3. Conclusion intégrative
Supplémenter sans corriger le terrain = erreur thérapeutique
Restaurer digestion, foie, immunité, rythme, stress = clé du fer


%20(4).png)



Commentaires