top of page

Résistance à l’insuline : et si le problème n’était pas l’insuline… mais AGNI ?




La « résistance à l’insuline » est aujourd’hui décrite comme un trouble essentiellement hormonal, souvent présenté comme évolutif et nécessitant une escalade thérapeutique. Cette lecture, bien que partiellement utile, reste incomplète.

Dans une approche fonctionnelle, et depuis des millénaires dans l’Ayurvéda, la question centrale n’est pas la quantité d’insuline produite, mais la capacité réelle du corps et des cellules à utiliser l’énergie.


Quand l’insuline est présente mais que la cellule ne répond pas

Chez de nombreux patients, l’insuline est déjà abondante, parfois excessive, et pourtant le glucose n’entre pas efficacement dans la cellule.

Cela ne traduit pas une « résistance volontaire », mais une incapacité fonctionnelle de la cellule à recevoir, transmettre et utiliser le signal.

La cellule n’est pas rebelle. Elle est affaiblie, carencée, enflammée ou énergétiquement saturée.

L’Ayurvéda décrit ce même phénomène sous un autre langage :quand AGNI, le feu digestif et métabolique, est perturbé, la transformation correcte des nutriments ne se fait plus, à aucun niveau, digestif, tissulaire ou cellulaire.


Les signes fonctionnels : une lecture commune moderne et ayurvédique

Les symptômes fréquemment observés sont :

fatigue post-prandiale

somnolence

fringales sucrées

prise de poids

digestion lente

ballonnements

augmentation progressive des traitements

sont les marqueurs d’un métabolisme inefficace.


En Ayurvéda, ces signes correspondent à :

  • un AGNI affaibli, irrégulier ou entravé,

  • une accumulation d’AMA (résidus métaboliques non transformés),

  • une surcharge des tissus (Dhatus) incapables d’assimiler correctement l’énergie.


La résistance comme conséquence, pas comme cause

Dans cette lecture élargie, la résistance à l’insuline n’est presque jamais primitive. Elle est le résultat visible d’un terrain altéré.


Carences micronutritionnelles

Magnésium, zinc, chrome, vitamines B, soufre…Ces cofacteurs sont indispensables à la signalisation insulinique moderne, mais aussi à la qualité d’AGNI en Ayurvéda.

Un feu digestif affaibli ne permet ni digestion correcte, ni assimilation, même avec une alimentation adéquate.


Dysfonction mitochondriale = Agni cellulaire affaibli

La mitochondrie est la destination finale du glucose. Si la production d’énergie est défaillante, la cellule limite volontairement l’entrée du glucose.

En Ayurvéda, on parle ici d’un Dhatvagni affaibli : le feu métabolique propre à chaque tissu ne transforme plus correctement ce qu’il reçoit.

Le problème n’est alors ni hormonal, ni alimentaire, mais "énergétique".


Inflammation chronique de bas grade

L’inflammation perturbe les récepteurs à l’insuline, rigidifie les membranes et bloque la signalisation.

En Ayurvéda, l’inflammation chronique peut, dans certains contextes, résulter de l’association d’AMA avec un ou plusieurs Doshas, notamment Pitta, mais elle peut aussi relever d’autres configurations selon le terrain, l’état d’Agni et les Srotas impliqués, souvent issue d’une digestion incomplète et répétée.


Intestin, dysbiose et Candida albicans

Une digestion déficiente entraîne :

  • malabsorption des micronutriments,

  • endotoxémie métabolique,

  • proliférations fongiques ou bactériennes (dont Candida albicans).

L’Ayurvéda considère depuis toujours que toute prolifération pathogène est secondaire à un AGNI défaillant.

Candida, résistance à l’insuline, inflammations chroniques ne sont pas des maladies isolées, mais des expressions différentes d’un même déséquilibre de base.

Le diabète de type 2 devient alors, comme le disait déjà Dr Mohamed Boutbaoucht, une pathologie métabolique et digestive silencieuse.


Pourquoi augmenter l’insuline ne suffit pas

Augmenter l’insuline peut être nécessaire pour contenir l’hyperglycémie à court terme.

Mais cela ne restaure ni AGNI, ni l’assimilation, ni la fonction mitochondriale.

 L’insuline compense. Elle ne rallume pas le feu.

Sans correction du terrain :

  • les carences persistent,

  • la digestion reste incomplète,

  • l’inflammation continue,

  • les proliférations (Candida, dysbiose) se maintiennent.


Changer de paradigme : rallumer AGNI

Plutôt que de lutter contre une « résistance », l’Ayurvéda propose depuis toujours de :

  • restaurer AGNI à tous les niveaux (digestif, tissulaire, cellulaire),

  • éliminer AMA,

  • soutenir la transformation énergétique,

  • rétablir l’équilibre intestinal,

  • réduire l’inflammation métabolique.

Dans ce contexte, la réponse à l’insuline s’améliore naturellement, car la cellule retrouve sa capacité à utiliser l’énergie


Commentaire de Morgane Vasoni sur le sujet : l "Il y aurait aussi des choses à dire sur l'aspect psychosomatique du phénomène. Il existe des diabètes traumatiques. C'est intéressant de constater que l'activité de jatharagni et particulièrement des bhutagni, dépend de samana vata. Or, samana vata, au delà des mouvements de l'estomac, est la force centripète de l'être humain. Amener ce qui est périphérique vers le centre. C'est une force d'attraction, de tension vers son centre. Mécaniquement parlant du point de vue du tube digestif, c'est une force de rétention, de maintien, de triage. Tous les vaidya ne sont pas d'accord de dire que les panchavata sont au coeur de la régulation psychique, mais il y a là des pistes je pense...Trouver son centre. Pour la dimension traumatique, lorsque le centre est perdu, on le cherche ailleurs. Cette recherche d'ailleurs peut se traduire par des compulsions. Dans ces cas là, on doit aller vers bhutavidya, la psychologie ayurvédique, car stimuler son centre quand le centre est symboliquement déplacé dans un autre espace-temps (c'est le trauma), ne peut faire qu'empirer le problème."







Commentaires


L'OMS reconnaît l'ayurvéda comme étant un système complet de médecine traditionnelle.

"La médecine-ayurvédique de l'Inde" ne s'apparente en aucun cas au système médical français.

Elle ne peut donc en aucun cas remplacer l'avis d'un médecin ou d'un praticien de santé dûment qualifié

bottom of page