top of page

L'horloge ayurvédique des doshas



Bonjour à tous,

Je réponds ici en post à plusieurs questions concernant l'alimentation, qu'on a pu me poser ces derniers jours, sur ce qui est bon, ce qui n'est pas bon etc...

Je pense que rien n'est bon ou pas bon dans l'absolu, à part ce qui est ultra industriel, sans âme, sans soin particulier et sans connexion à notre rythme universel.

Mais en dehors de ça, je pense surtout que "l'alimentation", c'est au départ, une façon de prendre soin de soi. Et "s'alimenter", c'est adopter des actions conscientes au quotidien, autant que possible.

Nous vivons sur une planète et dans un univers qui fonctionne avec des routines répétitives, et notre corps, très naturellement fonctionne de la même manière.

Il suffit de regarder autour de nous, la nature, les animaux, pour avoir les premières réponses.

En Ayurvéda on va parler en tout premier lieu des routines à mettre en place au quotidien !

Pour se rééquilibrer, si on se sent un peu perdu ou déconnecter, je pense qu'avant de s'attaquer à l'alimentation (qui est aujourd'hui un défit !!) on peut tout simplement commencer par se réapproprier le rythme naturel de notre corps en lien avec son environnement.

On dit que tout devient plus simple lorsque l’on s’aligne sur les mouvements du jour et de la nuit.

Dinacharya vient du sanskrit dina (jour) et acharya (routine) : c’est l’art de créer une routine quotidienne matinale

Ratricharya en est le prolongement naturel : la routine du soir, celle qui prépare le corps et l’esprit au repos et à la réparation.


L’intérêt de ces routines

Lorsque notre horloge biologique se synchronise avec les cycles du soleil et de la lune, tout se régule plus facilement :


la faim

la digestion

le sommeil

l’énergie

l’élimination

la clarté mentale


On devient plus à l’écoute de ce dont on a réellement besoin, on ressent mieux nos variations intérieures, et la vie retrouve un rythme plus fluide.

L’Ayurveda explique que les doshas, Vata, Pitta et Kapha, se succèdent plusieurs fois dans la journée et influencent notre énergie.


Comprendre ces cycles permet de faire les bons gestes au bon moment.

Dinacharya et Ratricharya ont un objectif simple : empêcher les doshas de s’aggraver et conserver leur équilibre naturel.


Une personne qui suit ces routines travaille chaque jour à maintenir sa vitalité.


Une personne qui s’en éloigne devient progressivement plus sensible aux déséquilibres et aux maladies.

L’Ayurvéda nous rappelle que vivre en harmonie avec les cycles naturels, c’est déjà prendre soin de soi. Chaque matin, chaque soir, un petit geste… et notre santé s’enracine plus profondément.

ALORS JE PENSE QUE PENDANT UN MOIS ...


OUBLIEZ L'ALIMENTATION


CONCENTREZ VOUS SUR VOTRE RYTHME, VOS ROUTINES

Levez-vous avec le soleil, calmez votre rythme à la tombée de la nuit.


Si, pour des raisons personnelles ou professionnelles vous ne pouvez pas le faire, alors intégrez des prises de consciences, regardez, notez comment vous êtes (fatigué à telle heure, plus nerveux à telle heure, vous avez faim à telle heure et de quoi...).


Prenez conscience de votre "être au monde" !

Ensuite une fois votre "être au monde" plus clair, ou plus conscient, on peut avancer dans le bon sens et mieux adapter votre alimentation.

Dans l'idéal donc, avant même de réfléchir à quoi et comment s'alimenter, vous pouvez adopter des routines qui vous permettront d'accueillir, par la suite, une alimentation appropriée beaucoup plus facilement.


Voici les détails concernant ces rythmes décrits par l'Ayurvéda


Les rythmes de la journée en Ayurvéda

Les textes décrivent une alternance naturelle des Doṣha sur 24 heures.


Principe clé

On ne “combat” pas le Doṣa dominant du moment.

On vit en intelligence avec lui.

Les textes n’enseignent ni la lutte, ni l’excitation du Dosha présent,

mais l’utilisation juste de son énergie, tout en évitant son aggravation.


6h – 10h : période Kapha (matin)

Guṇa dominants

lourd

lent

stable

humide / onctueux

frais

Capacités / fonctions

Structure et cohésion

Lubrification des tissus

Stabilité physique et émotionnelle

Ancrage et endurance


Faut-il respecter Kapha ou le “secouer” ?

Les deux, mais intelligemment.

Les textes recommandent :

pas d’inertie (rester au lit, ou trop manger)

pas de passivité

pas d’excès de douceur

MAIS :

pas non plus de sur-stimulation de sur-excitation

Ce que recommandent les textes

Se lever avant ou au début de Kapha

Activer le corps

Stimuler sans agresser (mouvements, clarté, légèreté)

Objectif :

empêcher Kapha de stagner sans aller contre sa nature.


10h – 14h : période Pitta (milieu de journée)

Guṇa dominants

chaud

pénétrant

léger

légèrement fluide

mobile

Capacités / fonctions

Digestion et métabolisme

Transformation

Assimilation

Clarté mentale, discernement

Attitude recommandée

Être en symbiose avec Pitta.

C’est le moment :

du repas principal

des décisions

du travail intellectuel exigeant

Ce n’est pas le moment

de calmer Pitta ni de l’exciter davantage.

On l’utilise, on ne le contrarie pas.


14h – 18h : période Vata (après-midi)

Guṇa dominants

léger

sec

froid

mobile

subtil

Capacités / fonctions

Mouvement

Circulation

Communication

Créativité

Activité nerveuse

Attitude recommandée

Canaliser Vata, ne pas le laisser partir dans tous les sens.

Bon moment pour :

créativité

communication

tâches légères

Mais :

pas d’hyperstimulation

pas de stress

pas d’excès d’écrans


18h – 22h : période Kapha (soir)

Question clé qu'on se pose

Est-ce le moment de faire du sport ou de calmer les choses ?

Réponse des textes : CALMER.

Kapha du soir est :

préparatoire au sommeil

stabilisant

alourdissant

Ce n’est pas le moment :

d’excitation

de sport intense

de stimulation mentale

de repas lourds


22h – 2h : période Pitta (nuit)

Fonction de Pitta la nuit

digestion interne

réparation

détoxification

Si on est réveillé :

Pitta se redirige vers le mental

agitation, faim nocturne, ruminations

Dormir est la clé.


2h – 6h : période Vata (fin de nuit)

Mouvement subtil

Rêves

Clarté mentale

Moment idéal pour :

sommeil profond

ou réveil précoce calme (méditation, écriture)


Résumé

On ne combat pas le Dosha dominant

On ne le surstimule pas

On évite son aggravation

On s’accorde à sa fonction naturelle


Commentaires


L'OMS reconnaît l'ayurvéda comme étant un système complet de médecine traditionnelle.

"La médecine-ayurvédique de l'Inde" ne s'apparente en aucun cas au système médical français.

Elle ne peut donc en aucun cas remplacer l'avis d'un médecin ou d'un praticien de santé dûment qualifié

bottom of page